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Mongolie (4) : Du cheval et du mouton

Les chevaux occupent une très grande place dans la culture Mongole. Ils vivent souvent en semi-liberté, et en dehors d’Ulaanbaator, beaucoup de gens en possèdent. La combinaison unique des grands espaces, du peu de gens (c’est le pays le moins densément peuplé au monde), et de l’absence de barrières font de la Mongolie un endroit exceptionnel pour les randonnées à cheval sur plusieurs jours.

N’étant pas des cavaliers confirmés (nos trois jours de cheval « au pas » en Chine un mois auparavent étant notre seule expérience jusqu’à présent), nous préférons réserver un trek par une agence. Après quelques recherches, nous tombons sur Horsetrails, une agence basée à Kharkhorin. Elle est gérée par Olivier, un français qui revient tous les étés en Mongolie depuis plus de 10 ans pour organiser des randonnées à cheval dans la vallée de l’Orkhon. En avril dernier, nous réservons un itinéraire de 12 jours, avec un interprète Anglais-Mongol afin de pouvoir intéragir avec les familles nomades qui nous accueilleront tout au long du parcours.

Le départ

Le jour du départ, on boucle les sacoches qui vont aller sur le cheval de bât et on enfile nos chaps. Nous avons toujours un peu d’appréhension à l’idée de trotter et galoper sur des chevaux pendant 12 jours d’affilée.  Olivier nous a donné des conseils sur quoi faire dans le cas où on n’arrive plus à maîtriser son cheval, mais il a tellement décrit de situations catastrophes qu’on a un peu l’impression que quelque chose de dangereux va arriver toutes les 10 minutes ! Nous sommes en même temps très enthousiastes à l’idée de nous retrouver, à nouveau, au milieu d’une nature assez sauvage.

Après un petit trajet dans la benne d’un camion en compagnie des selles de nos montures, nous arrivons à la yourte de l’éleveur de chevaux de l’agence. Première bonne surprise, les chevaux Mongols sont trappus mais beaucoup plus petits que ceux auxquels nous sommes habitués en Europe. Au moins, si on tombe, ça ne sera pas de bien haut ! Deuxième surprise, les chevaux sont en liberté, et il faut donc les attraper au lasso pour pouvoir leur mettre les selles et les monter. Olivier a beau nous dire que les chevaux ont l’habitude d’être montés par les touristes, à les voir se débattre pour ne pas être sellés on a quand même un peu l’impression qu’ils sont sauvages 🙂

Nous partons avec Eggi, notre jeune guide, et Bud, notre interprète.

    

Nous remarquons tout de suite une très grande différence de personnalité entre les deux. Eggi est très taciturne, il sourit peu, et semble bien décidé à garder la tête baissée tout en tirant le cheval de bât derrière le sien. Bud, quant à lui, est beaucoup plus jovial et essaie de faire la discussion. Malheureusement, nous nous rendons compte rapidement que son Anglais n’est pas très bon et que la communication va être plus limitée que ce que nous pensions, mais on peut tout de même avoir une discussion de base et lui demander quelques conseils par rapport aux chevaux. Les étapes prévues chaque jour varient entre une quinzaine de kilomètres (le premier jour) et une quarantaine de kilomètres pour l’étape la plus longue.

Durant 12 jours, les journées suivent le même ordre : se lever, filtrer de l’eau, prendre le petit-déjeuner, seller les chevaux, partir, faire du cheval, faire une pause déjeuner, faire du cheval, attendre, libérer les chevaux, manger, dormir. Sur ce programme de base viennent s’ajouter plus ou moins de choses selon les jours : jouer aux cartes, interagir avec la famille hôte, visiter une attraction touristique, etc…

Visite de la cascade de Ulaan Tsutgalan

Les chevaux

Le dressage des chevaux en Mongolie est très différent du dressage « occidental ». Outre le son pour faire avancher le cheval qui change (« tchou »), les chevaux reçoivent ici beaucoup plus de coups de cravaches pour les ‘éduquer’.

Cela signifie qu’il faut monter les chevaux comme les locaux : les rennes dans la main gauche, et la main droite sur le côté, tenant une cravache (ou au moins mimant le fait d’avoir une cravache). Il n’y a pas besoin de leur mettre des coups, le simple fait de penser voir la cravache dans la main du cavalier change complètement leur attitude. Et il faut aussi se montrer ferme dès les premiers instants sur les chevaux, car ils comprennent très vite si ils vont pouvoir faire ce qu’ils veulent ou si ils vont devoir obéir. Et une fois qu’ils ont décidé de n’en faire qu’à leur tête, il est très dur de renverser la situation.

Nos chevaux pendant ces 12 jours, que nous avons baptisé Harvey et Sid, étaient plutôt dociles. Plus des suiveurs que des meneurs, ils réagissaient assez bien et suivaient ce que faisait le cheval de Bud. Nos premiers galops avec eux étaient un peu difficiles (nous nous accrochions comme nous le pouvions à deux mains sur nos selles pour être sûrs de ne pas tomber), mais une fois que nous avons pris un peu de confiance, nous avons pu en profiter pleinement.

Nous avons pu assister à la façon dont les Mongols montent pour la première fois sur un cheval, dans le but de le dresser et lui apprendre à accepter d’avoir quelqu’un sur le dos. Après avoir passé un bon moment à se faire pourchasser pour être attrapé au lasso, le cheval (qui avait toujours été en semi-liberté jusqu’à présent) s’est vu mettre une selle sur le dos, quelqu’un monter dessus, et il s’est pris quelques coups de pieds et de cravache pour le forcer à se mettre à galoper. L’opération a été répétée une deuxième fois avant qu’il ne soit relâché, l’exercice étant terminé (pour le moment).

Dressage cheval Mongolie

Beaucoup de guides que nous avons croisés ne semblaient pas très soucieux de la santé de leurs chevaux. Ils n’avaient pas l’air de remarquer une bouche infectée ou les plaies causées par les selles et les cordes, ne faisaient pas boire régulièrement les bêtes, etc. Heureusement pour nous, Bud, notre interprète, faisait très attention à nos chevaux et s’occupait très bien d’eux. Son niveau d’Anglais n’était pas vraiment suffisant pour justifier le titre d’interprète, mais il s’est avéré être un excellent guide (bien que ce ne soit pas son rôle originel), ce qui a très largement compensé.

Les chevaux Mongols ont donc l’air d’avoir la vie plus dure que les chevaux occidentaux, mais lorsqu’ils ne sont pas montés (ce qui est la majorité du temps pour beaucoup de chevaux), ils sont en liberté dans la steppe.

L’hospitalité Mongole

En lisant les guides de voyages et autres récits de voyageurs à propos de la Mongolie, une chose ressort très souvent: l’hospitalité légendaire des familles nomades Mongoles. Ce que nous ne savions pas, c’est que cette hospitalité est plus ou moins forcée.

En effet, en hiver, le climat est tellement rude dans les steppes qu’il est nécessaire pour la survie de tout le monde que chaque nomade puisse trouver l’hospitalité dans n’importe quelle yourte. L’inconvénient associée à cette coutume est qu’en été, il y a du coup un nombre non négligeable de nomades complètement saouls qui se baladent de yourte en yourte pour avoir de l’alcool qu’on ne peut pas leur refuser, et ce même tard dans la nuit. Cette hospitalité toujours acceptée mais pas toujours appréciée se ressent parfois également envers les touristes de passage pour une nuit. L’agence Horsetrails paye toutes les familles chez qui les touristes vont pour les dédommager de la nuit en yourte et des deux repas qu’elles préparent. Tout le monde est content : les familles nomades parce que cela fait une source de revenu supplémentaire (la vie est assez rude dans les steppes), et les touristes aussi parce qu’ils dorment chez l’habitant.

Nous avons eu de très bonnes interactions avec les familles pendant ce trek, comme la grand mère qui nous tenait absolument à nous faire grossir en nous gavant de gâteaux et de crème/beurre maison et qui était toute fière de nous montrer sa machine pour mélanger automatiquement l’airag.

Ou comme la famille où la fille aînée est venue le soir jouer aux cartes avec nous et a passé un peu de temps à essayer de communiquer avec nous en Anglais. Nous avons été convié et nous sommes amusés à participer aux tâches journalières, comme la traite des chèvres : les hommes doivent attraper les chèvres puis les séparer les mâles des femelles.

Une fois toutes les chèvres attachées, les femmes font la traite.

Dans une des familles, nous avons pu regarder un père et son fils assouplir le cuir qu’ils produisent en lanières pour fabriquer cravaches, sangles, rênes, etc. Le cuir est attaché en haut sur le poteau et en bas au centre d’un poids de forme circulaire. Ils abaissent le bâton en même temps afin de dérouler la lanière et de donner de l’inertie au poids en rotation, puis le remontent à toute vitesse avant que le poids ne se mette à tourner dans l’autre sens, ré-enroulant ainsi sur elle-même la lanière. L’opération est répétée pendant une demi-heure, et ce plusieurs fois par jours.

Nous avons eu de très bonnes interaction avec les enfants qui aiment bien jouer avec nous. Ils n’ont en genéral pas beaucoup de jouets dans la steppe et leur parents (qui travaillent de l’aurore jusque l’aube) ont peu de temps à leur accorder en été.

Dans plusieurs familles, un panier de basket a été installé et nous avons pu faire des parties avec les enfants. Ils en sont fans !

Nous faisons aussi beaucoup de jeux de cartes, ce qui rend Eggi plus joyeux et plus bavard puisqu’il adore ça ! Tellement de français passent par là que les enfants d’une des famille ont appris à jouer à Kem’s/Contre Kem’s 🙂

La nourriture

Quelque chose que nous ne savions pas avant d’arriver en Mongolie est à quel point il est difficile pour nos estomacs d’européens de supporter la nourriture des nomades pendant une longue période.

La nourriture est principalement composée de viande et de produits laitiers, c’est lié au style de vie des familles nomades. Le plat typique est une soupe de nouilles avec du mouton à l’intérieur. La partie soupe n’est pas agrémentée de grand chose, c’est donc principalement de l’eau salée, sans épices ni bouillon. Pour la viande, rien n’est gâché et tout va dans la soupe, notamment des morceaux de gras que les nomades mangent de bon cœur. Ça ne sonne pas si terrible comme ça, mais testez-le midi et soir pendant plusieurs jours et on en reparle 🙂

Il y a quand même quelques variations à ce plat (peu nombreuses, certes) qui consistent en général à faire sauter les nouilles et le mouton dans un wok au lieu de les bouillir. Parfois il y a des patates avec (c’est dingue la joie qu’une simple patate peut procurer après 5 jours sans voir l’ombre d’un légume), et encore mieux, nous avons même eu droit à du riz frit avec mouton, patates et chou (cette fois là c’était fête !). Nous goûtons aussi les « dumplings » (aussi appelés raviolis chinois et dont beaucoup de pays en ont fait leur spécialité). Toujours beaucoup de mouton, mais avec des oignons et des carottes et dans une pâte cuite à la vapeur, ce qui donne un bon goût et une texture sympa.

Le quatrième soir, nous voyons tout le monde se réunir autour d’un sac en plastique sorti du congélateur (oui, certaines familles ont un congélateur, alimenté par des panneaux solaires et des batteries de voitures). Nous nous approchons et tombons nez à nez avec une marmotte congelée, les quatre fers en l’air. La famille nous demande fièrement si nous voulons goûter de la marmotte ce soir. On ne sait pas trop quoi répondre… et on tente un timide ‘oui’. Un peu plus tard, pour dîner, nous retrouvons pour notre plus grand bonheur notre plat de nouilles au mouton favori. Nous demandons donc à Bud ce qu’il est advenu de cette marmotte, et il nous répond que chasser les marmottes est illégal en Mongolie et que la marmotte est cachée en attendant que le nomade venu boire le thé la vodka à l’improviste ne parte. Il semblerait que l’amende si une famille est prise en flagrant délit soit de 200 000 Tugriks, soit près de 70 euros. La marmotte a donc cuit dans la nuit, et nous avons eu l’honneur de la goûter au petit déjeuner. Un jour plus tard, alors que nous quittions cette même famille, nous avons pu assister à une scène de vente illégale de marmotte quand un braconnier est rentré dans la yourte avec un sac plastique sur le dos avant d’en déverser le contenu (une marmotte, bien fraîche cette fois) sur le sol. Le père de famille a d’abord trituré la marmotte et le trou de fusil qu’il/elle avait au milieu du ventre, a discuté un peu avec le braconnier, puis a fini par lui tendre un billet de 20 000 Tugriks avant de pousser du bout du pied la marmotte sous le lit.

Toutes les familles nomades préparent également une sorte de fromage, qu’il font sécher au soleil. Cela constitue un mets de choix pour tous les Mongols (Bud nous le décrit comme une « sucrerie ») et notamment les enfants qui en raffolent. Le résultat est assez étonnant en bouche, et est différent pour chaque famille, en fonction du lait et de la technique utilisés. De manière générale, c’est très amer et acide, et ceux préparés à partir de lait de jument ont un goût prononcé très proche de l’airag.

À chaque fois que nous descendions de cheval et que nous arrivions dans une nouvelle famille, on nous offrait une sorte de crème/beurre faite maison, à manger à même l’assiette en prenant des bouts avec les mains ou avec des gâteaux secs/du pain dans certaines familles. Très bon et très frais 🙂

L’Airag et la Vodka

Une chose qui nous a frappée est que les Mongols ne boivent jamais d’eau. Nous leur paraissions comme des extra-terrestres quand nous allions tous les jours filtrer de l’eau à la rivière. La coutume veut que lorsque quelqu’un rentre dans la yourte, avant toute chose, il faut lui servir de l’airag (le lait de jument fermenté) dans un bol que l’on re-remplit continuellement : l’hôte sert le bol et le tend à la première personne qui boit (mais ne doit pas finir le bol) puis le rend à l’hôte qui remplit de nouveau le bol avant de le donner à la personne suivante, etc… Tous ces échanges doivent se faire de la main droite en mettant la main gauche au niveau du coude droit par signe de politesse.

L’airag se boit aussi lorsque quelqu’un pert à un jeu. Quelque soit le jeu, le gage pour le perdant est de s’enfiler une casserole d’airag. Leur jeu préferé est une sorte de « Pierre, Papier, ciseaux » où chaque doigt de la main gagne sur le suivant, en 3 manches 🙂 Un autre de ces jeux se fait en chantant : les joueurs doivent chacun chanter des nombres, celui qui réussit à prévoir l’addition des 2 nombres chantés avec les mains gagne. Bref, c’est plus sympa de le voir en vidéo :

Jeu chanté Mongolie

Dans la journée, nos guides Bud et Eggi ne transportaient pas une bouteille d’eau pour se désaltérer, mais une bouteille d’airag. Les gens de la ville en consomment aussi et viennent l’acheter directement chez les nomades. Fun fact, lorsque nous sommes rentrés à la capitale, la moitié de la soute du bus était remplie de bidons de 10L d’airag. Les nomades sont en permanence être en train d’en refaire, en rajoutant du lait frais et en touillant les grands bacs pour aider la fermentation. Les femmes font d’ailleurs la traite des juments toutes les deux heures en été !

Une des famille a même installé un brasseur d’airag automatique, branché à une batterie de voiture.

Nous en avons bu quelques fois mais nous n’étions pas des grands fans et ne voulions pas provoquer d’accident gastrique, nos estomacs n’étant pas habitués. Heureusement pour nous, Bud était très attentionné et demandait toujours lorsque nous arrivions quelque part à ce que nous ayons du thé au lait à la place (ce qui est ok au niveau de la coutume). Nous lui étions déjà très reconnaissant pour cela, et l’avons été encore plus lorsque nous avons constaté que certains airags pouvaient causer quelques soucis digestifs même aux habitués. Bud et Eggi, qui pourtant en boivent tous les jours en grande quantité, ont été malades comme des chiens pendant deux jours à cause d’un airag un peu passé.

Si l’airag est la boisson n°1 de la steppe, la vodka artisanale est clairement en deuxième position. Elles est distillée à partir de (attention, tenez vous bien…) l’airag ! Ce dernier est placé dans une grande cuve au dessus du feu, et une sorte d’alambic artisanal est installé par dessus (grosso modo un wok ferme la cuve, et un petit récipient est placé sous le centre du wok à l’aide de quelques ficelles, pour récupérer la vodka). Cela donne un alcool pas très fort (environ 15%) et qui a le goût de l’airag. Ils en boivent beaucoup également (on nous en a proposé dès 11h du matin et elle coule à flots pendant les jeux de cartes du soir), ce qui signifie qu’à partir de 9h du matin, la distillerie tourne à plein régime !

Les steppes de la vallée de l’Orkhon

C’est le point le plus impressionnant et le plus exaltant d’une randonnée à cheval en Mongolie. Peu importe que l’on apprécie ou pas la vie dans les yourtes, les pâtes au mouton ou même l’équitation, cela n’a que peu d’importance lorsqu’on se retrouve face à ces immenses steppes.

Comme les animaux vivent tous en semi-liberté, il est très courant de passer au milieu de troupeaux de moutons, chèvres ou bœufs, ou de voir des vautours et des aigles au dessus de sa tête, ce qui donne un sentiment de vie sauvage très intense. Il n’est pas rare non plus de voir un troupeau de chevaux traverser une rivière au galop, une scène absolument magnifique mais difficile à prendre en photo tant elle est éphémère.

Cela fait vraiment quelque chose de faire partie d’un groupe de 10 chevaux lancés à pleine vitesse à travers les steppes, entouré des guides Mongols qui hurlent et qui chantent en faisant tourner les cravaches au-dessus de leurs têtes. On se croirait dans une reconstitution historique !

Nous avons rencontré un mouton qui s’était enlisé dans de la glaise puis épuisé à essayer d’en sortir. Bud et Eggi l’ont sauvé en allant le chercher et en le déposant sur l’herbe après avoir libéré ses pattes de l’amas de terre qui le gênait pour pouvoir marcher correctement.

Les 3 derniers jours de notre randonnée, nous avons fait la route avec Constance et Guillaume, deux français qui étaient en train de faire une randonnée de 5 jours avec Horsetrails et que nous avons rencontrés car ils se sont arrêtés dans la même famille nomade que nous.

Constance est une excellente cavalière et nous a donné pleins de conseils. À plusieurs reprises pendant ces 3 jours, lorsque nous arrivions sur une zone bien plate et dégagée, nous nous regardions tous avec un sourire jusqu’aux oreilles en disant « On galope ? » avant de lancer nos chevaux à toute allure droit devant nous pour faire la course sur plusieurs centaines de mètres. Il n’y a qu’en Mongolie qu’on peut faire ça avec un sentiment de liberté totale, en n’étant entouré que de nature sur des kilomètres à la ronde.

Conclusion

La Mongolie aura définitivement été le plus gros choc culturel de notre voyage. Le mode de vie des nomades, le comportement des gens, la nourriture et la faible densité de population nous ont donné l’impression d’avoir fait un saut dans le temps.

Nous sommes très contents d’avoir passé un mois dans ce pays et avons avons eu la chance d’en découvrir différentes facettes. Un point qui sous a cependant un peu chagrinés est la gestion de cette explosion du tourisme en Mongolie (à très court terme).

Toujours est-il que le sentiment de liberté qu’on ressent en étant à cheval (ou même en mini-van) au milieu de ces grandes étendues de rien est vraiment exceptionnel. N’allez pas en Mongolie pour visiter des bâtiments chargés d’histoire, allez-y pour changer complètement d’univers et découvrir un mode de vie différent au milieu d’une nature magnifique et sauvage.

 

Pour de futurs voyageurs

Nous avions trouvé relativement peu d’informations en ligne et tout semblait indiquer qu’il est impossible de visiter la Mongolie sans passer par des agences de voyage. Nous sommes d’un avis plutôt contraire. À titre d’exemple, dans la vallée de l’Orkhon, le moindre cours d’eau, la moindre route dans la steppe et les chemins à travers la forêt à peine visibles à l’oeil nu étaient bien indiqués sur l’application Maps.me (et donc sur OpenStreetMap.org également).

3 reflexions sur “Mongolie (4) : Du cheval et du mouton

  1. francis

    splendide ! Et bravo pour vos talents de cavaliers ! Vous aurez fait le plein (pas de vodka j’espère) mais de dépaysement. Que la Corrèze va vous paraitre fade à votre retour ! Que d’anecdotes à raconter à la veillée dans notre « yourte » occidentale. Bises à tous les deux

  2. Monique et Jean Cilleros

    Super ces randonnées à cheval. Même pour une personne qui ne monte jamais sur un cheval ce doit être enivrant ces grandes étendues à perte de vue et ce sentiment de grande liberté. Pas de problèmes gastriques et pas trop mal aux fesses ???
    Génial et quel dépaysement.
    A bientôt pour la suite de vos péripéties. Bises

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