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Une virée dans l’Ouest Américain (2/3)

Grand Canyon National Park

C’est un canyon qui porte bien son nom : il est grand ! Avec 1600m de profondeur et 16km de distance entre la rive nord et la rive sud, il est difficile de se rendre compte de son immensité.

Nous passons notre première journée à nous balader sur le chemin pavé de la rive sud. Bien que l’on soit en basse saison, en semaine et qu’il fasse gris, nous sommes en compagnie de nombreux autres touristes. Avec 5 millions de visiteurs par an, Grand Canyon est le deuxième parc le plus visité des États-Unis.
N’ayant pas réussi à obtenir de permis pour camper au pied du fleuve Colorado (ceux-ci sont rares et nécessitent souvent de réserver 4 mois à l’avance), nous entamons le lendemain matin une petite descente dans le grand canyon. Dès le début de la randonnée, nous avons le souffle coupé : la sensation de grandeur et d’immensité s’intensifie au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans le canyon. Nous passons notre temps à nous dire « c’est la meilleure randonnée que j’ai jamais faite » et à profiter de la chance que nous avons d’être ici. Arrivés à « Skeleton point » nous écoutons les conseils des rangers et faisons marche arrière. En remontant, le nombre de marcheurs et de mules augmente et nous sommes heureux d’avoir pu profiter de la solitude et de la fraîcheur matinale. Si nous n’avions qu’un seul conseil à donner à ceux qui comptent visiter ce parc : ne vous arrêtez pas à la merveilleuse vue du canyon que vous avez en y arrivant et descendez dedans, cela vaut vraiment le coup !
On se lève encore plus tôt le jour suivant pour aller admirer le lever de soleil à un des points de vue avant de prendre la route pour Page.

 

Lower Antelope Canyon

A côté de la ville de Page, Antelope Canyon est situé dans une réserve Navajo. Pour le visiter, il faut payer un droit d’entrée dans la réserve, puis une visite guidée par des tours opérateurs membres de la communauté. Nous circulons 1h30 dans ce canyon étroit formé de grès navajo et sculpté par l’érosion, paradis des photographes (une pensée pour le club photo d’Issy-les-Moulineaux!). Notre guide nous indique les différentes silhouettes reconnaissables dans cette pierre orangée (pouvez-vous reconnaître le chef indien sur la deuxième photo ?). Ce canyon est connu pour ses raies de lumière que nous n’aurons pas la chance d’observer, le soleil n’étant pas assez haut en hiver.

Revers de la médaille : Antelope canyon est de plus en plus connu et le nombre élevé et croissant de visiteurs ne s’accorde pas très bien avec sa petite taille.

 

Horseshoe Bend

Situé à quelques kilomètres d’Antelope canyon, Horseshoe bend est une autre curiosité du plateau du Colorado. C’est après quelques minutes de marche que l’on arrive au point de vue surplombant ce coude du fleuve en forme de fer à cheval. Un arrêt d’une demi-heure plutôt sympa 🙂

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Zion National Park

Zion, situé au sud de l’Utah, est également un des parcs les plus visités (plus de 3.5 millions de visiteurs par an), et on comprend pourquoi. Le parc s’étend dans la vallée d’un canyon aux formations rocheuses de couleurs particulièrement vives et arbore une végétation étonnamment dense, ce qui est en partie dû à la Virgin River qui le traverse. Deux randonnées font la renommée de ce parc : Angels Landing, qui se termine par l’ascension d’une crête pour arriver sur un point de vue surplombant le parc, et les Narrows, une randonnée dans l’eau de 23km dans un canyon étroit. Afin d’éviter les foules de marcheurs venus s’essayer à ces randonnées emblématiques, nous nous sommes levés aux aurores pour prendre le premier bus disponible et démarrer Angels Landing avant l’aube. Nous prenons beaucoup de plaisir à escalader la crête et restons bouche-bée face à la vue au sommet. Cette randonnée est vraiment différente de toutes celles que nous avons pu faire au cours de ce voyage et restera gravée dans nos mémoires. Lors de la descente, Clement se tord la cheville et finit par avoir du mal à marcher, cette après-midi ce sera repos au campement. Cela nous aide également à choisir : nous ne ferons pas les Narrows le lendemain mais partirons directement pour Bryce canyon.

 

Bryce Canyon National Park

Un autre canyon, encore une fois complètement différent des autres ! L’attraction principale se situe au centre du parc : un amphithéâtre naturel peuplé de Hoodoos (des formations rocheuses orangées qui peuvent faire penser à des centaines de totems). Après une journée de repos sans randonnée, la cheville de Clément est à nouveau opérationnelle et nous pouvons reprendre nos activités habituelles. Les randonnées sont organisées en un réseau de multiples courtes balades que chacun peut combiner à sa guise. Nous prenons plusieurs heures pour aller les explorer et comme pour le grand canyon, la sensation de grandeur se démultiplie une fois descendu au milieu des hoodoos. Encore une randonnée inoubliable !

Le parc était peu fréquenté en comparaison aux autres, peut-être que la température à -5 degrés a découragé certains visiteurs… On ne va pas faire les malins non plus : on a eu froid, très froid et c’était compliqué le petit dej’ avec l’eau qui gèle…

Nous avons assisté à deux présentations de rangers : le premier soir sur les étoiles et les constellations et le deuxième sur les différents sons du canyon (il semblerait que où que l’on aille, le boulot rattrape Clément!).

 

Capitol Reef National Park

Même s’il ne mérite pas de s’y attarder plusieurs jours, nous avons apprécié les quelques heures passées dans ce parc. Sur les conseils d’un ranger, nous avons marché dans une des « gorges » du parc (canyon étroit tapissé de sable), et conduit sur la route scénique. En repartant, nous nous arrêtons pour voir des pétroglyphes (dessins gravés dans la roche, en opposition aux pictogrammes qui sont peints).

 

Arches National Park

Nous attendions avec impatience ce parc dont nous avions tant entendu parler, réputé pour ses formations rocheuses en forme d’ailerons ainsi que ses arches naturelles. Encore une fois, nous ne sommes pas déçus et y passons deux journées complètes.

Nous consacrons la première journée à deux randonnées : « Devil’s Garden » qui permet de voir 7 arches ainsi que de marcher d’aileron en aileron et « Delicate Arch » qui amène à une seule mais merveilleuse arche (probablement la plus connue et qui sert de pub à l’Utah tout entier).

Après avoir obtenu le permis nécessaire, nous avons passé une journée dans « Fiery Furnace », un labyrinthe de grès où les ailerons s’entremêlent. Ici, pas de chemin prédéfini. Il faut trouver par soi-même un moyen d’y entrer puis d’en sortir. Il faut être cependant très prudent à ne pas abîmer la végétation : pour pousser dans le sable, les plantes ont besoin d’un support qui met des dizaines d’années à se former à partir de micro-organismes. Marcher sur cette fine couche la détruit et avec elle toute chance de pousse. Heureusement, il y a bien assez de rochers et de chemins de sable pour profiter de l’endroit sans perturber la nature. Nous explorons les chemins sans issus, tombons par hasard sur des arches, prenons plaisir à se perdre, escaladons et nous perdons encore.

Bien que les rangers découragent fortement les visiteurs lors de la demande du permis (ne proposant plus de visite guidée à partir du mois d’Octobre, ils conseillent d’y aller avec un guide privé), nous ne regrettons absolument pas notre choix d’y être allés seuls !

 

Canyonlands National Park

Un grand merci à Uschi de nous avoir conseillé cet endroit ! Ce gigantesque parc comprend 3 parties : « Island in the sky », « The Needles » et « The Maze », séparés les unes des autres par le fleuve Colorado et la Green river (son principal affluant). « The Maze » étant accessible uniquement en 4×4, c’est la seule partie que nous n’avons pas visitée.
Island in the sky : Nous passons une journée tranquille dans cette partie haute du parc qui offre de multiples points de vue sur le canyon. Nous sommes chanceux en fin de journée lorsque la pluie se retire et nous permet d’apprécier ces paysages hors du commun : des falaises à pic donnant sur un plateau, lui même s’effondrant brusquement sur un autre plateau et ainsi de suite pour former ce canyon grandiose.
The needles : Nous roulons 1h30 pour accéder à cette partie du parc, qui donne un accès direct à l’intérieur du canyon. Encore une fois le nom est plutôt littéral, puisque cette section est recouverte de formations rocheuses en forme d’aiguilles. Peu fréquentée, nous avons l’impression d’être seuls au monde et nous régalons des vues plus impressionnantes les unes que les autres. En l’espace de quelques heures, nous traversons un champ de ces « aiguilles » rocheuses, nous promenons dans des plaines désertiques, marchons dans un canyon étroit à peine plus large que nos épaules, et nous perdons dans le lit d’une rivière asséchée. Bref, on s’est bien marrés !

Fin de l’épisode 2. La suite très prochainement !

4 reflexions sur “Une virée dans l’Ouest Américain (2/3)

  1. BANKOVACKI

    C’est grandiose Tracy et Clément ! Vraiment super votre périple que nous suivons de près !!! Gros gros bisous et soyez prudents.
    Jean Philippe

  2. Monique et Jean

    Ouf, c’est grandiose…… Des paysages à couper le souffle. Profitez bien de vos visites qui

    seront inoubliables et que vous pourrez commenter sans fin à tous en faisant des envieux…..

    Prudence tout de même.
    Bises

  3. Lolo Batisse

    Votre périple, c’est d’la balle intergalactique ! De quoi se remplir la tête de paysages fabuleux pour les 100 prochaines années…j’aimerais trop être avec vous, du moins c’est ce que je me dis avant de me souvenir que vous faites la route à vélo…
    On vous embrasse bien fort.
    The Batisse’s
    PS : dans la série les morts à la con aux USA, celle ci m’avait bien fait rire (humour noir)
    http://azdailysun.com/news/local/man-dies-in-fall-from-horseshoe-bend-overlook/article_b23910ea-98db-11df-b755-001cc4c03286.html

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