CATAWOPINO

L’île de Koh Kut (Koh Kood)

Nous partons de Birmanie, le cœur gros et les intestins en vrac. Clément commence à avoir de la fièvre, mais nous n’avons pas le choix, l’avion ne va pas nous attendre.

Arrivés à Bangkok, un voyageur ressemblant au cliché du faux hippie nous aborde alors que nous étions au distributeur automatique. Il est perdu face aux différents frais pour échanger de l’argent, n’a pas réservé de Guesthouse (il est seulement minuit) et ne sait pas comment rejoindre le centre de Bangkok. On lui explique qu’à cette heure-ci, il n’y a que les taxis et que cela coûte entre 6 et 8 euros. Le pauvre malheureux ne peut pas se payer cette extravagance et ne nous laisse pas d’autre choix que de partager le taxi avec lui. Après tout, on s’en fout, on payera moins cher aussi.
Il n’avance pas, ne comprend pas pourquoi il ne peut pas échanger ses Kyats en Bahts, traîne des pieds pour aller jusqu’au taxi, s’arrête de marcher sans aucune raison… On ne l’attend pas vraiment et partons commander le taxi en donnant l’adresse de notre guesthouse. Il nous retrouve et une fois devant le taxi, commence à allumer sa clope. Clément est vraiment mal, perd patience et lui explique « gentiment » qu’il fumera sa clope plus tard. Une fois dans le taxi, il se rend compte qu’on va à l’opposé de là où il doit se rendre le lendemain (apparemment il n’a absolument aucune idée d’où se trouve quoi que ce soit à Bangkok, et était persuadé que l’aéroport international était situé en plein centre…).
Arrivés à notre guesthouse et après avoir mis 10 mins à sortir ses billets pour payer le taxi, il va voir le pauvre Thaï qui attendait notre arrivée tardive (il est maintenant 1h du mat) pour lui demander une chambre, en précisant de sa voix traînante qu’il n’a rien réservé car « I’m going with the wind man ! ». Ce sera désormais son surnom. On ne sait pas si il a finalement trouvé une chambre, nous sommes partis dans la notre, ou plus précisément, dans les toilettes de la guesthouse où nous passons une bonne partie de la nuit.

Le lendemain, Clément est encore plus mal. Il somnole une bonne partie de la journée, luttant avec la fièvre qui met du temps à tomber et incapable de faire quoi que ce soit. Un peu remis d’aplomb le soir venu, nous retrouvons une connaissance qui habite à Bangkok depuis longtemps, Jean-Jacques, pour aller boire un verre dans un rooftop bar très sympa. L’ambiance est classe, avec de l’électro toute mignonne en fond et des jus de fruits hors de prix (comme dans tous les endroits de ce genre), il fait frais et la vue sur Bangkok est superbe.

 

On se lève tôt le lendemain matin. 4h à 5h de bus puis 1h30 sur un « Express Catamaran » avant d’arriver sur l’île de Koh Kood. Sur le bateau, Clément commence à ne vraiment pas se sentir bien (il passe son temps agrippé aux barreaux de son siège). Mais ce n’est en fait rien comparé au tuk-tuk qui nous amène jusqu’au « resort » que nous avons réservé sur l’île : la route est sinueuse, monte et descend beaucoup, et le conducteur roule comme si le diable le poursuit. Au « resort », Clément ne va plus bien du tout. Inquiets, nous voulons aller à l’hôpital de l’île, mais à 17h il n’y a plus de médecin. Sur les conseils de notre médecin en France (vive le téléphone), Clément démarre l’antibiothérapie le soir même et voit le médecin de l’hôpital le lendemain. Verdict : infection bactérienne sévère et déshydratation. Double antibiothérapie, solutions de réhydratation, repos et une mission : reprendre du poids.

 

Koh Kood est l’île de Thaïlande la plus proche du Cambodge. Encore relativement peu connue il y a quelques années, elle est de plus en plus mentionnée dans les différents guides (papier et online) comme étant l’une des dernières à ne pas avoir encore été gâchée par le tourisme et à être calme et idyllique. L’île est très loin d’être déserte (il y a un hôpital, un distributeur de billets, un grand nombre d’hôtels et de restaurants). Malgré cette popularité croissante, la plupart des plages sont encore peu fréquentées et on peut facilement se retrouver seul dans l’eau. Sur place, il y a peu de choses à faire, mais ça correspond très bien à ce que la plupart des gens cherchent quand ils arrivent sur l’île. Il fait beau, il y a des hamacs, des belles plages, des cocotiers, des bons restos, parfait pour se reposer !

 

Bien que Koh Kood ne soit pas réputée pour la plongée (contrairement aux îles du sud de la Thaïlande), nous avons finalement décidé qu’il serait trop dommage de ne pas profiter de l’occasion et nous sommes inscrits pour faire notre baptême de plongée. Les premières minutes passées sous l’eau sont particulièrement étranges (le cerveau semble avoir du mal à accepter que c’est ok de respirer tout en étant sous l’eau), mais une fois habitué cela devient vraiment génial. Des oursins aux épines gigantesques, des poissons fluorescents et des coraux, nous passons un très bon moment !

 

Après 11 jours sur l’île, Clément était guéri, nous étions bien reposés et partions en direction du Cambodge ! Depuis, nous avons réussi à prendre une nouvelle fois du retard, et nous sommes maintenant au Laos… Promis, on va rattraper notre retard 🙂

3 reflexions sur “L’île de Koh Kut (Koh Kood)

  1. Johann et jonathan

    Salut les copains nous nous sommes rencontrés à vang vieng au blue lagoon et nous n’avons même pas eu la politesse de vous demander une adresse pour garder contact….bonne continuation

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CATAWOPINO