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Chine (2) : Notre séjour au presque Tibet

Après la gorge du saut du tigre, notre but était d’aller à Yubeng, un petit village tibétain, qui n’est accessible qu’à pied ou à dos de mule. Géographiquement Yubeng est situé dans le Yunnan, il n’y a donc pas besoin de permis spécifique  pour y accéder. Shangri-la et Deqin n’ont été que des escales.

Shangri-La

Nous passons donc rapidement à Shangri-la. Jusqu’en 2001, cette ville s’appelait Zhongdian mais cela ne sonnait pas assez bien pour attirer du monde donc le gouvernement chinois l’a rebaptisée.
La vieille ville, qui a subi un incendie dévastateur en 2014, a été reconstruite de manière assez artificielle (ayant pour unique but le tourisme de masse). La nouvelle ville, quand à elle, est complètement en travaux. Nous nous sommes perdus plus d’une fois face aux rues bloquées, aux rues inexistantes sur notre GPS et à cause de l’absence du réseau de bus de la ville (suspendu pendant la durée des travaux). Une fois la vieille ville trouvée, on a galéré encore un peu plus pour trouver notre guesthouse, mais nous avons fini par arriver à bon port. On sort rapidement visiter le soir mais ni l’un ni l’autre ne sommes enchantés, il pleut, et nous sommes certainement trop fatigués pour apprécier. Le lendemain matin, on prend un taxi jusqu’à la gare routière (cette fois-ci on ne se perdra pas!) et montons dans le premier bus pour Deqin.

Cette photo a été prise du bus reliant Shangri-La à Deqin, une très belle route qui passe à plus de 4000m.

Deqin

Une fois à Deqin, deux choix s’offrent à nous pour aller à Xidang Hot Spring (le début de la randonnée pour Yubeng) : privatiser un mini-van ou attendre que celui-ci soit complet. Nous prenons la deuxième option et partons manger un bout. En revenant, le chauffeur du mini-van nous saute dessus : il ne lui manque que 2 personnes pour partir, c’est parfait pour nous. Nous faisons le voyage avec 5 locaux, tous très imbibés alternant petites gorgées de schnapps et clope. Très sympas malgré tout, ils n’arrêtaient pas de nous en proposer 🙂

Le chauffeur nous dépose à la ville de Xidang et fait la sourde d’oreille lorsque nous lui demandons de nous déposer à Xidang Hot Spring, à 6km de là. Après avoir marché un peu plus de la moitié du chemin, un monsieur super sympa s’arrête et insiste pour nous prendre en stop. Nous n’étions que trop heureux de finir les derniers kilomètres de montée à 3 (plus notre sac) sur sa moto.
Nous payons le ticket d’entrée dans le parc national, puis nous nous dirigeons vers « l’auberge » située juste à côté. La gérante nous présente des « bungalows » à la limite de l’insalubrité et des dortoirs absolument dégueulasses (tous les draps sont sales bien évidemment), pour des prix très élevés. Ah et puis pas de toilettes non plus, soit il faut descendre au centre d’achat des tickets, soit il faut aller se planquer derrière un arbre. Notre malaise sûrement très palpable permet de faire baisser le prix, et comme on n’a pas vraiment le choix, on finit par accepter. On se rend alors compte que le « Hot Spring » (la source d’eau chaude), est en fait un vieux tuyau qui sort du mur et coule non-stop dans un abreuvoir en pierres (qui déborde donc en permanence).
Le point positif de notre nuit à cet endroit, c’est que cela nous a permis de rencontrer un groupe de pèlerins tibétains vraiment très sympas. Intrigués par notre jeu de cartes, deux d’entre eux se sont assis à notre table et nous avons communiqué tant bien que mal pendant un bon moment. Ils nous ont appris un jeu de carte, nous ont fait goûter au thé au beurre de Yak (étrange et très salé mais pas désagréable du tout) et nous ont offert un gros sac plein de pain tibétain. On a passé une excellente soirée !

Après avoir englouti nos nouilles instantanées, claqué une énorme araignée qui courait sur le mur et établi qu’en plus de ne pas avoir d’accès à l’eau nous n’avions pas l’électricité non plus, nous nous sommes couchés tout habillés en n’ayant qu’une hâte : vivement que le jour se lève pour qu’on puisse démarrer la rando. Fun fact : comme nous n’avions pas d’accès à l’eau, la tenancière nous a indiqué le tuyau du Hot Spring sacré (qui est quand même sensé guérir plus de 460 maladies différentes) pour nous brosser les dents.

    

 

Yubeng

Le lendemain matin, la pluie nous démotive pour partir à l’aube et nous dormons un peu plus. Nous ne partons qu’à 7h, sous un ciel gris qui change du tout au tout d’un instant à l’autre.

Le chemin pour aller jusqu’à Yubeng a été élargi afin de laisser assez d’espace pour qu’un 4×4 puisse passer. Il est impossible de se perdre : les marqueurs du chemin sont des poubelles vertes, installées à intervalles réguliers sur les poteaux électriques. Les poteaux électriques quant à eux sont numérotés : de 0 à 100 pour la montée et de 100 à 140 pour la descente jusqu’au village. L’inclinaison de la pente rend la montée assez facile malgré les 1100m de dénivelé positif.

Nous croisons une famille tibétaine sur la route qui se fait une joie de faire des « High 5 » avec nous, on échange nos prénoms, et chacun poursuit sa route. Nous croisons quelques autres groupes de randonneurs, sur des mules. Le plus mémorable étant l’homme qui, posé sur sa mule, portait une doudoune avec une « capuche » qui lui couvrait complètement la tête, des hublots lui permettant de voir et une grille type masque à gaz de respirer. Nous aurions adoré avoir le temps de prendre en photo la scène 😀

    

Nous passons le col sous la pluie. La vue est tout de même très belle, on imagine ce que ça peut donner sous le soleil !

Le temps que l’on arrive au village, les nuages se sont dissipés. Cela nous laisse une vue dégagée sur le massif des monts Meili dont le plus haut sommet est celui du mont Kawagebo à 6740m (aussi appelé mont Kawakarpo en tibétain).

Le mont Kawakarpo est l’une des montagnes les plus sacrées pour les bouddhistes Tibétains et nombreux sont ceux qui une fois par an effectuent un pèlerinage autour du mont. Cette montagne n’a jamais été gravie : des équipes japonaises ont tenté l’ascension à plusieurs reprises mais sans succès et au prix de nombreux décès. En 2001, le gouvernement local a banni toute future tentative d’ascension de ce mont religieux.
Nous nous installons chez Peter et Wing à « Interval Guest House ». L’auberge est vraiment mignonne, Wing parle parfaitement anglais et rigole en permanence, le dortoir se compose de 2 lits (parfait pour nous) et donne vue sur le mont Kawakarpo. Pour compléter le tableau : il y a une salle de jeux à l’étage et la bouffe est excellente.

On profite de notre après midi dans le village et on se couche pas trop tard le soir, la journée de marche nous ayant bien fatigués ! Ce soir là, notre chargeur d’ordinateur nous lâche. RIP.

Le lendemain, nous faisons la randonnée du « Glacier Lake » que nous trouvons plus dur que la veille (ou alors nous sommes plus fatigués…) 😀 Une fois le gros du dénivelé fait dans la forêt, nous avons vue sur les pics des monts Meili. À partir de là des panneaux nous informent qu’il faut rester silencieux, ne pas souiller la nature (des images très explicative en prime), ne pas fumer, etc : cet espace est sacré.
Nous avançons sur une plaine (cette partie plate nous fait le plus grand bien!) jusqu’à l’ancien camp de base d’une des équipes japonaise qui a tenté l’ascension. Le lac n’est plus très loin. Il faut juste monter un peu plus 😀 A partir de là une jeune chinoise se détache du groupe avec lequel elle avance pour se joindre à nous. Elle nous arrête à un endroit pour que l’on ajoute une pierre sur un cairn tout en faisant une prière. Elle nous motive à chaque fois que l’on veut faire une pause en nous disant « GOOOOOO ! » et surtout : elle veut absolument nous prêter son bâton de marche. Ni l’un, ni l’autre ne marchons avec un bâton (la dernière fois que l’on a essayé c’était à Nong Khiaw au Laos et nous sommes tous les deux tombés… les boulets).

Petit aparté de différence culturelle :
Nous avons remarqué qu ‘en Chine, dans le soucis de bien faire, certaines personnes ont du mal à nous laisser le choix. Par exemple si vous demandez à avoir des conseils sur les choses à visiter dans une auberge :
– « Alors je vous montre sur la carte : vous allez aller là, puis là, puis là, puis le soir vous mangerez là…c’est mieux de prendre les ticket à l’avance pour pas faire la queue, je vous les commande donc ?»
– « heuuu, on va réfléchir »

On pourrait se dire qu’ils essayent juste de nous vendre quelque chose, mais non, cette femme à l’auberge ne se faisait pas 1 centime sur la vente des tickets, c’était réellement pour rendre service. Au restaurant nous avons aussi eu l’expérience plusieurs fois où le serveur veut choisir ce qu’il pense être le mieux. L’intention est bonne à la base, mais cela a du mal à passer pour nous qui nous sentons forcés.

Tout ça pour revenir à cette jeune chinoise et son bâton. Plus nous nous rapprochions du glacier, plus il y avait de neige et la marche devenait difficile. Devant notre refus de lui prendre son bâton, elle a fini par avancer seule sur une portion de neige, se retourner et balancer son bambou dans les côtes de Clément (qui commençait à être un peu agacé). Il avance, lui rend son bâton et elle refait la même chose. Heureusement nous étions arrivés au lac et cette petite danse du bâton s’est arrêtée. Si c’était à refaire, nous lui prendrions son bâton dès le début en la remerciant. Cette jeune fille voulait simplement nous aider et faire preuve de gentillesse, ce que nous n’avons pas compris sur le coup à cause des problèmes de communication et de différence culturelle. En plus, nous lui avons certainement fait un affront, puisqu’en Chine il est très impoli de refuser un cadeau. La prochaine fois, on essaiera de faire mieux !

Nous arrivons au pied du glacier, le lac est gelé et seul une petite partie nous laisse voir son eau bleu turquoise. Nous sommes à 3900m, entourés de neige et les montagnes au dessus de nous montent encore tellement haut qu’il est difficile de prendre toute la scène en photo. Impressionnant.

On profite de cet endroit magique pendant un bon moment avant de redescendre tranquillement.

Pour quitter Yubeng, nous faisons un trajet différent que celui emprunté à l’aller et passons par Ninong. Le chemin, décrit par plusieurs locaux comme très facile est tout de même bien pentu à certains endroits 🙂 Nous marchons près de la rivière au débit impressionnant lorsque nous rencontrons un chinois avec qui nous ferons le reste du trajet. Pour résumer les faits : après une discussion de 10 mins pour 3 phrases échangées nous avons établi que ses 4 amis sont devant lui, et qu’il faut vite les rattraper si l’on veut partager un mini-van jusqu’à Deqin où nous allons tous.

Le pauvre a sur les épaules un sac faisant 3 fois sa taille et visiblement 5 fois son poids (vu ses grimaces), mais cela ne l’empêche pas d’avancer tel un champion olympique de marche nordique. Sur 10km faits en sa compagnie, nous ne faisons qu’une seule pause de 45sec, le temps de boire 2 gorgées d’eau. Nous passons dans une gorge magnifique (pas le temps pour les photos), avec un précipice vertigineux. Notre ami chinois semble fébrile dès que le chemin s’approche trop près du bord et nous offre une fantastique série d’onomatopées couvrant la musique émanant de son haut-parleur bluetooth 🙂

À Ninong, nous retrouvons la rivière Lancang, nom donné à la partie Chinoise du Mekong, ce fleuve que nous avons déjà croisé à maintes reprises en Thaïlande, au Cambodge et au Laos.

Nous retrouvons également une armée de chauffeurs de minivan prêts à nous amener où bon nous semble (pourvu qu’on ait le cash), et notamment celui qui nous avait planté à Xidang. Les amis de notre nouvel ami Chinois arrivent en voiture, et nous expliquent qu’ils ne vont pas du tout à Deqin. Après deux minutes de discussion très confuse, nous comprenons que nous avons galopé comme des dératés sur 10 km pour pas grand chose, et nous retrouvons à la merci des minivans. Après avoir négocié dur (le prix passe de 150 à 80 Yuans), les chauffeurs se réunissent en cercle et tirent à la courte paille avec des cartes qui aura la course 🙂 De Deqin, nous prenons le dernier bus pour Shangri-La.

Shangri-la bis

En 3 jours, Shangri-La a changé. On exagère ? Pas tant que ça : plusieurs rues qui étaient en bon état ont été remplacées par un fossé de 3m de profondeur sur la longueur de la rue. Les ouvriers travaillent tard le soir. Un chantier qui semble ne jamais s’arrêter ! Lors de ce deuxième passage dans la ville, nous ne sommes toujours enchanté par l’atmosphère. Nous allons voir la roue de prière tibétaine la plus grande au monde. Voilà. 🙂

Shaxi

Nous avions lu que bien qu’un peu difficile d’accès, Shaxi est une vieille ville encore à peu près épargnée par le tourisme de masse. En réalité, il n’est vraiment pas dur d’y aller : il suffit de prendre un bus pour Jianchuan, la grosse ville la plus proche, et de là un service de minivans très bien organisé fait le lien avec Shaxi. Seul hic, les vans ne partent que lorsqu’ils sont pleins, ce qui rend les temps de trajet un peu incertains (45 minutes d’attente pour nous à l’aller mais seulement 5 minutes au retour).

Shaxi était un point de passage important de la route d’échange thé-chevaux qui reliait la Chine au Tibet à partir du 7eme siècle. Les Chinois voulaient les chevaux réputés des guerriers Tibétains, qu’ils échangeaient contre le thé produit par l’empire du milieu. Avec le temps, la route du thé s’est étendue jusqu’en Inde et au Myanmar. Bien que moins connue que la route de la soie, elle était tout aussi importante à l’époque.

Le village s’explore facilement à pied et vaut vraiment la peine d’être visité. L’atmosphère y est bien plus agréable qu’à Lijiang ou Shangri-La, ce qui est sûrement dû en grande partie au fait que tout à l’air plus vrai, et qu’il y a beaucoup de locaux qui vaquent à leurs occupations. Il suffit de se promener dans les alentours pour voir de très jolies rizières et des gens très souriants. Dans un vieux temple, nous avons même pu observer les grand-pères du village jouer de l’argent au mahjong tout en surveillant leurs petits-enfants.

Nous sommes restés à la guesthouse Shaxi Horse Pen 46, sur la place principale du village. Les chambres y sont vraiment très belles, bien aménagées, et le staff est vraiment adorable ! Nous avons mangé un repas communal avec eux, ce qui nous a permis d’apprendre pas mal de choses sur la vie en Chine, et ils ont même sorti le vidéo-projecteur après ça pour faire une soirée cinéma. On a eu le droit à The Rock avec Nicholas Cage et Sean Connery, du pur bonheur 😀

Dali

Dali est l’une des principales villes touristiques du Yunnan, et fait partie du circuit classique « Kunming – Dali – Lijiang » emprunté par les cars de touristes Chinois. C’est pour cette raison que lorsqu’il a fallu faire des choix dans notre planning très serré, nous avions décidé de ne lui accorder que peu de temps. C’est bien dommage car nous avons vraiment trouvé l’ambiance agréable et nous avons préféré Dali à Lijiang. C’est vrai qu’il y a beaucoup de monde, que c’est très touristique et que pas mal de rénovations ont eu lieu dans la vieille ville mais on l’a quand même trouvée charmante. Tout comme pour Shaxi, ce qui fait une grande différence, c’est qu’il y a des gens qui y vivent et y habitent.

    

Depuis la vieille ville, il est possible de voir le lac Erhai à l’est et les montagnes Cangshan à l’Ouest. L’une des activités principales est de marcher sur les remparts, ce qui permet d’observer les environs et de prendre de superbes photos.

C’est ce dernier point qui semble faire fureur chez tous les jeunes couples mariés, puisque il y a un défilé constant de couples en tenues de mariage accompagnés de leur photographe et de toute la troupe d’assistants. C’est plutôt comique à regarder !

Nous partons pour Kunming par le train de nuit. En arrivant le matin à 5h, nous rencontrons Sky, une prof qui exerce à Dali, venue passer la journée à Kunming pour passer un examen d’anglais.
Elle nous prend en charge : à cette heure-ci, il n’y a pas encore de transport dans la ville, mais nous pouvons attendre avec elle au « Dico’s » un équivalent de McDonalds très populaire en Chine. En plus « c’est de la nourriture que vous aimez » nous dit-elle 🙂 On discute plus de 2h ensemble et passons un très bon moment. Notre journée consiste ensuite à trouver un nouveau chargeur pour notre ordinateur ainsi que des pantalons de pluie (passionnant non?). Le soir nous retrouvons par hasard Sky à la gare et passons encore 2h ensemble à discuter avant de monter à nouveau dans un train de nuit.

Sky nous montrant d’où elle est originaire (du Hunan)

8 reflexions sur “Chine (2) : Notre séjour au presque Tibet

    1. clementandtracy Auteur de l'article

      Merci!!!! On profite en effet de toutes les opportunitées qui s’offrent à nous à 100%.
      Gros bisous à tous les deux! Tracy

  1. Monique et Jean Cilleros - Hyères

    Oui profitez de toutes ces beautés. Vous aurez des centaines d’anecdotes à raconter à votre retour. Les photos sont superbes et les rencontres que vous faites resteront toujours dans votre mémoire. Et merci de nous faire voyager avec vous !!!!!!!!
    Bon périple pour la suite. Bisous
    Monique et Jean Cilleros – Hyères.

  2. Maud

    Bonjour,
    Votre blog est très intéressant.
    J’ai deux questions concernant votre randonnée à Yupeng :
    – combien avez-vous payé l’entrée dans le parc ?
    – avez-vous fait la rando sans guide ?
    Je vous remercie d’avance et vous souhaite de belles nouvelles aventures !
    Maud

    1. clementandtracy Auteur de l'article

      Bonjour Maud,
      Merci pour l’intérêt que tu portes à notre site! Heureux qu’il serve à d’autres voyageurs 🙂

      Pour tes questions :

      (1) Nous avons payé 80 Yuans/personne pour entrer dans le parc national des « Meili Snow mountains » (dans lequel se trouve le village de Yubeng). Sur le ticket, il est inscrit que la validité est de 3 jours mais la dame qui nous l’a vendu nous a certifié que c’était bon pour 1 semaine.

      A l’entrée du village de Yubeng (partie haute), il y a un kiosque qui demande une taxe de 5 Yuans/personne. Dans notre cas le kiosque était fermé lorsque nous sommes arrivés donc nous n’avons pas pu payer. Si tu dors dans le village, garde le ticket car ces 5 yuans peuvent être déduits de ta facture.

      (2) Il n’y a pas besoin de guide pour faire les randonnées autour de Yubeng. Les chemins sont très bien indiqués.
      Il y a 3 randos possibles à partir du village (en plus des randos pour aller jusqu’à celui-ci) :
      – Le lac du glacier, celle que nous décrivons dans notre article (5h à 8h, 3850m)
      – La cascade sacrée (4-5h, 3650m)
      – « Holy Lake » : de loin la plus longue (10h) et la plus difficile (monte jusqu’à 4500m). Si tu veux tenter celle là, renseigne toi bien auprès des locaux avant d’y aller. Au mois de mai elle était inaccessible (de la neige jusqu’à la taille!).

      Si tu as un smartphone, l’application GPS « Maps.me » est très utile : les cartes sont disponibles gratuitement et une fois téléchargés sur ton téléphone, tout fonctionne hors-ligne (pense juste à tout installer avant ton départ en Chine où une bonne partie du net est bloqué).
      Toutes les randos autour de Yubeng sont sur Maps.me.

      Un autre site utile est wikitravel.org (en anglais). En tapant dedans le nom des villes/villages où tu souhaites te rendre, tu trouveras une mine d’or d’informations.

      On espère que ces informations te seront utiles dans la préparation de ton voyage et n’hésite pas à nous demander si tu as d’autres questions!

      On te souhaite une belle aventure,
      Clément et Tracy

      1. Maud

        Merci beaucoup pour ces détails supplémentaires et cette réponse très rapide ! =) Je vais bien suivre ces indications très précieuses pour tout voyageur se rendant en Chine !

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